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Le troisième procès pour assassinat de Nicolas Zepeda s'est ouvert ce mardi matin à Lyon. Des premières heures marquées, déjà, par un coup de poker de la défense : la demande de réouverture de l'enquête, notamment pour identifier un ADN inconnu dans la chambre de Narumi Kurosaki, assimulée à la scène de crime. La défense du Chilien a par ailleurs tenté de malmener le bien-fondé des investigations. Ce travail de sape va se poursuivre ce mercredi matin à l'occasion de la déposition d'un second policier.

Willy Graff (Edition : Jordan Curé-Heaton) - Aujourd'hui à 07:30 | mis à jour aujourd'hui à 08:56 - Temps de lecture :

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Des cris dans la nuit, puis un silence qui se prolonge depuis bientôt une décennie... Où est Narumi Kurosaki ? Le corps de cette étudiante japonaise disparue à Besançon le 5 décembre 2016 n'a jamais été retrouvé, mais l'enquête de police accable un suspect : Nicolas Zepeda. Malgré ses dénégations, l'ex-petit ami chilien de Narumi a été condamné à deux reprises à 28 ans de prison par les cours d'assises du Doubs en 2022, puis de Haute-Saône en 2023... Une décision finalement annulée par la Cour de cassation, qui a jugé plus équitable d'octroyer à ce jeune homme un troisième procès qui a débuté ce mardi à Lyon.

L'essentiel de l'affaire en un clic

Vidéo. "Le mystère Narumi" : notre série-vidéo qui résume l'affaire
Chronologie. Les 40 dates clés de la disparition de Narumi Kurosaki
Le procès en appel. Revivez tous nos directs du deuxième procès de Nicolas Zepeda
Long format. L’affaire Narumi Kurosaki, autopsie d’un crime sans corps, ni aveux

  • 8 h 45

    Un écran classé aux monuments historiques

    La justice aime se prévaloir de solennité, et sur ce plan, la cour d'appel de Lyon en impose. Considéré comme l'un des plus beaux édifices néo classiques de France, avec son parvis à 24 colonnes, tribunal dans son ensemble est classé aux monuments historiques.

    Dotée d'une centaine de places, la salle d'assises où est jugé Nicolas Zepeda respire tout autant l'histoire. Une tout aussi superbe salle de retransmission équipée d'écrans et d'un dispositif de sonorisation d'une cinquantaine de places a également été aménagée, pour les 80 journalistes accrédités.

  • 08 h 20

    Six interprètes sur le pont

    C’est une petite histoire dans la grande : voilà quatre fois (en incluant le procès en appel finalement annulé en février 2023 ) que la même équipe d’interprètes espagnols et japonais se retrouve projetée au cœur de l’affaire. Sous la supervision d’un régisseur, ces six professionnels étaient ravis, hier, de se retrouver. Chacun se relaie pour traduire en temps réel les propos tenus, à l’aide de casques audios mis à disposition des parties civiles ou témoins... Et notamment la famille de Narumi, soucieuse de ne rien rater des débats.

    Fait important déjà entrevu au procès de Vesoul en 2023, Nicolas Zepeda maîtrise désormais très bien la langue de Molière, apprise en prison.

  • 8 h 00

    Au programme du jour, un second enquêteur

    Le commandant Christophe Touris va détailler dès 9h30 deux pans majeurs de l’enquête : l’étude des preuves informatiques et de téléphonie d’une part, les recherches du corps d’autre part.

    S’en suivront quatre témoins dans l’après-midi : Jonathan Cottet du Crous, Lina Zakhari, Nicole Poirie et Jérémie Bride.

  • 7 h 45

    Sur le campus bisontin, la chambre « fantôme » reste intacte

    Le parquet accuse Nicolas Zepeda d’avoir assassiné Narumi Kurosaki dans sa chambre universitaire, assimilée à une scène de crime. Fait étonnant, les scellés judiciaires apposés à l’époque sur la porte n’ont pas été levés. Le temps s’est comme figé dans ce studio de 9 m², où reposent encore toutes les affaires personnelles de l’étudiante... Une situation « inédite », admet l’avocate de la famille Kurosaki, qui perdurera tant que la justice n’aura pas mis un point final à cette affaire.

    Notre article consacré à cette chambre transformée en bulle spatio-temporelle.

    La chambre 106 prise en photo en 2022. Photo d'archives Willy Graff La chambre 106 prise en photo en 2022. Photo d'archives Willy Graff
  • 07 h 30

    Ce qu’il faut retenir de la journée d’hier

    - « Je n’ai pas tué Narumi, je suis innocent ». Face au jury nouvellement constitué de la cour d’assises du Rhône, Nicolas Zepeda a répété son mantra ce mardi, pour l’ouverture des débats. Le Chilien a également fondu en larmes, au moment d’évoquer de difficiles moments de son incarcération.

    - Ses avocats ont annoncé déposer une demande de quatre suppléments d’information, dans l’espoir de rouvrir l’enquête. Me Cormier et Me Binsard réclament notamment l’audition de deux témoins et des investigations complémentaires sur une trace d’ADN non identifié, retrouvé sur l’oreiller de l’étudiante disparue.

    Christophe Touris témoignera aujourd'hui, à la suite de son collègue David Borne (à droite). Christophe Touris témoignera aujourd'hui, à la suite de son collègue David Borne (à droite).

    - A la barre, le policier David Borne a passé l’après-midi à détailler la multitude d’éléments recueillis tous azimut, qui convergent vers une implication de Zepeda... Et ce au grand dam de ses avocats, qui ont tenté de contre-attaquer en qualifiant l’enquête de « bâclée »

    - Silencieuses et immobiles, la mère et les sœurs de Narumi n’ont pas manqué une miette des débats. Ce troisième procès s’apparente à « un cauchemar », confie leur avocate Sylvie Galley.

    Le résumé de l'audience

    La réaction de la défense (vidéo)

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  • 7 h 25

    « Ce troisième procès ravive la douleur de sa famille »

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    Me Sylvie Galley porte la voix des proches de Narumi Kurosaki depuis le début de l'affaire. Une famille fossilisée dans une détresse intime et intense qui semble n'avoir pas d'issue.

    « Avant le premier procès, sa mère et ses sœurs avaient des espoirs démesurés d’explications, de révélations sur ce qui s’est passé dans cette chambre universitaire, sur la façon dont Narumi a été tuée, sur le lieu où se trouve son corps… Ces espoirs ont été détruits, broyés, et elles en sont sorties fragilisées. (...) Là, je les trouve repliées sur elles-mêmes. Ce troisième procès ravive leur douleur et leur deuil, dont on a toujours dit qu’il était impossible, mais elles sont déterminées à aller jusqu’au bout du processus » détaille-t-elle dans une interview accordée à L'Est Républicain

  • 7 h 20

    Les 40 dates clés de l'affaire

    Narumi Kurosaki, 21 ans, a disparu en 2016 à Besançon dans d’inquiétantes circonstances, alors que l’avenir lui tendait les bras. Son corps n’a jamais été retrouvé, mais l’enquête converge vers un suspect, son ex-petit ami Nicolas Zepeda. Au fil d'un long processus judiciaire et diplomatique, le Sud-Américain a fini par être extradé en France, puis condamné à deux reprises en 2022 et 2023... Mais l'histoire ne s'arrête pas là.

    Retour sur les 40 dates clés de l'affaire

  • 7 h 10

    Pourquoi Nicolas Zepeda a-t-il droit à un troisième procès ?

    Condamné en appel à 28 ans de prison pour l’assassinat de Narumi Kurosaki, Nicolas Zepeda a bénéficié d’un arrêt de la Cour de cassation, qui l’autorise à se défendre une troisième fois lors d’un procès d'assises.

    On vous explique cette situation peu commune, qui trouve son origine dans une irrégularité juridique

  • 7 h

    Procès de Nicolas Zepeda, acte trois...

    Bonjour à toutes et à tous !

    Jusqu'au 27 mars, L'Est Républicain s'engage à vous faire vivre en temps réel, ou presque, le troisième procès de Nicolas Zepeda à Lyon.

    Merci pour votre confiance !

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