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La chaîne du service public diffuse un documentaire inédit bouleversant sur le parcours d’un des plus grands pédocriminels que la France ait connu. Carole Gaessler animera dans la foulée, en direct, un débat sur les défaillances du système.
Passer la publicité Passer la publicitéLe cercle médical d’un côté, le cercle familial de l’autre. Un point commun : le silence. Celui qui a permis à Joël Le Scouarnec d’accomplir ses méfaits en toute impunité pendant des années, auprès de jeunes patients hospitalisés comme sur les enfants de sa propre famille. Jusqu’à son arrestation, le 2 mai 2017 dans la commune de Jonzac, en Charente-Maritime, pour une agression sexuelle commise sur une voisine âgée de 6 ans.
Le chirurgien à la retraite vivait alors seul, reclus dans une maison insalubre remplie de poupées. En perquisitionnant son domicile, la police a trouvé deux disques durs et des dizaines de clés USB contenant des centaines de milliers de fichiers pédopornographiques. Parmi eux, des carnets intimes racontant méthodiquement ses actes sur plusieurs décennies.
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« Le fait qu’il était chirurgien et qu’on le mettait sur un piédestal ne permettait pas à une enfant de dire ce qu’il faisait »
Alexandra MoricetDans Les Cercles du silence , Cyril Denvers retrace le procès et l’histoire d’un des plus grands pédocriminels de notre pays. Un film glaçant porté par des témoignages chargés d’émotion de la part de victimes meurtries à jamais. Parmi eux, celui d’Alexandra Moricet, nièce de Joël Le Scouarnec, violée et agressée entre 1983 et le début des années 1990. « Ne rien dire et subir ces actes en silence, déclare-t-elle en larmes. Le fait qu’il était chirurgien et qu’on le mettait sur un piédestal ne permettait pas à une enfant de dire ce qu’il faisait. Se dire qu’il y a 300 victimes derrière vous, c’est compliqué à admettre. Si j’avais pu parler, il n’y aurait pas eu ces gens-là. Je ne suis pas responsable, même si j’étais la première victime. »
Dans son enquête menée depuis cinq ans, le réalisateur dénonce une faillite sociale collective. Celle des instances hospitalières publiques et de l’Ordre des médecins, qui ont fermé les yeux malgré une première condamnation, en novembre 2005, à quatre mois d’emprisonnement avec sursis pour détention d’images pédopornographiques. Et celle d’une famille dans le déni. Le 28 mai 2025, Joël Le Scouarnec a été condamné à vingt ans de prison.


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