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Par Le Figaro avec AFP
Le 6 avril 2026 à 13h48
L’ex-ministre de la Culture avait affirmé que les journalistes du magazine avaient, via un tiers, proposé de l’argent à un de ses proches en échange d’un témoignage. Le président de la commission d’enquête avait demandé des preuves.
Passer la publicité Passer la publicitéL’un des deux a forcément menti. Mais le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, a estimé ce lundi 6 avril que les documents reçus dans le cadre du litige opposant Rachida Dati et «Complément d'enquête» fournissaient la preuve de la «bonne foi» de chacune des parties.
Devant la commission d’enquête, Rachida Dati, alors ministre de la Culture et candidate à la mairie de Paris, avait accusé le 5 février ce magazine d’avoir «proposé, via un tiers (un journaliste indépendant, NDLR), auprès d’un membre de (s)a famille, de pouvoir le payer» pour recevoir des informations la concernant. Auditionnés à leur tour, les responsables de «Complément d’enquête» avaient réfuté : «Nous n’avons évidemment pas donné d’argent ou proposé d’argent à quiconque dans l’entourage de Mme Dati, fût-ce par un tiers», avait assuré le présentateur de l’émission Tristan Waleckx.
«Bénéfice du doute»
Les auditions se déroulant sous serment, Jérémie Patrier-Leitus avait dit vouloir faire la lumière sur ces accusations, soulevant l’hypothèse de saisir la justice pour soupçon de parjure. «Les documents que j'ai, en l'occurrence des e-mails, leur donnent à tous les deux le bénéfice du doute, en tout cas de la bonne foi», a finalement déclaré ce lundi sur RTL le député, qui avait reçu fin février des éléments preuves demandés à l'ancienne ministre et à l'émission de France Télévisions. «Moi je ne suis pas un procureur ni un juge d’instruction», s’est-il défendu face au journaliste lui demandant s’il se contentait de ces explications.
Démarrée fin novembre, la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la «neutralité» et le «financement» de l'audiovisuel public doit achever ses auditions mercredi. Elle s’est déroulée à plusieurs reprises dans un climat tendu, comme lorsque Xavier Niel a pris à partie le rapporteur de la commission, le député UDR Charles Alloncle.


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