Une rentrée sous tension. L’affaire Lyhanna et autres scandales d’abus sexuels dans le périscolaire ont instillé cette année en France un climat d’appréhension, voire d’angoisse. En particulier dans le pays de Gex, à proximité de Genève, où un Agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM), fonctionnaire communal dont le rôle consiste à assister les enseignants auprès de la petite enfance, a été suspendu au matin du 1er septembre, jour de la reprise. Une «mesure conservatrice», précise la commune dans laquelle il exerçait via un communiqué transmis aux familles, qui «vise à protéger l’agent au regard des menaces exprimées à son encontre».
A l’origine du litige, la demande insistante d’une partie des parents d’élèves de l’école concernée de renvoyer l’employé en question après qu’il a fait l’objet de deux plaintes pour attouchements sur mineur, en 2022 et en mars dernier. Or, jusqu’à ce que les échanges atteignent un sommet d’hostilité à la fin de l’été, la municipalité ne comptait pas prendre une telle décision. Et pour cause: les deux procédures ont débouché sur des classements sans suite. «A partir de là, il n’y a aucun problème», évacue la maire, contactée par Le Temps. «Au regard de l’ensemble des éléments portés à sa connaissance, la commune n’avait aucun motif permettant de maintenir cet agent à l’écart de ses fonctions», développe-t-elle dans le communiqué, ajoutant: «Avec les mêmes éléments et dans les mêmes circonstances, la commune prendrait aujourd’hui la même décision.»


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