Invité de La Grande Interview Europe 1-CNews, Michel-Édouard Leclerc estime que l'accord conclu entre Washington et Téhéran finira par faire baisser les prix à la pompe. Mais selon lui, les automobilistes devront encore patienter quelques semaines avant d'en ressentir les effets.
Dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 juin, un accord a été conclu entre Washington et Téhéran, a annoncé Donald Trump, pour mettre fin immédiatement à la guerre sur tous les fronts. Il prévoit notamment la réouverture du détroit d'Ormuz ou encore la fin du blocus maritime américain, dès lors que la signature sera effective, c'est-à-dire vendredi 19 juin.
Cette annonce a eu un effet immédiat sur les cours du pétrole. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, référence du marché mondial, lâchait 4,84% à 83,10 dollars. Celui du WTI, référence américaine, perdait 5,73% à 80,02 dollars.
Face à ces changements, Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc et invité de La Grande Interview Europe 1-CNews, explique qu'il n'y aura pas de baisse du prix des carburants dès cette semaine. "Il y aura une baisse au rythme de la libération des 1.200 pétroliers qui sont dans le golfe Persique et qui devront repasser par le détroit d'Ormuz. (...) Pour que ça baisse vraiment et que ça dure, il faut libérer le détroit d'Ormuz, il faut qu'il soit libre", détaille-t-il. Selon lui, si l'accord de paix est tenu, le baril de pétrole pourrait repasser à 80 dollars.


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