Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Accompagner des demandeurs d’asile à Chibougamau

5 month_ago 33

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Pour cette série, Le Devoir vous fait entrer dans les coulisses de grands reportages de ses journalistes en 2025. La journaliste vidéo Jasmine Legendre a suivi jusqu’à Chibougamau des demandeurs d’asile dans leur recherche d’emploi.

L’alarme me réveille à 4 h 30, un matin frisquet de septembre. Si je me lève si tôt, c’est afin de me rendre au bureau de l’organisme INICI, qui facilite l’intégration professionnelle des immigrants. Dans les semaines précédentes, sa très dévouée directrice générale, Marie-Laure Konan, avait contacté Le Devoir en vue de nous donner accès au convoi organisé qui, aujourd’hui, emmènera à Chibougamau une vingtaine de demandeurs d’asile en recherche d’emploi.

L’année 2025 a été marquée par des baisses des seuils d’immigration, autant au provincial qu’au fédéral, alors que certaines villes comme Chibougamau font encore face à d’importants problèmes de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs. Il m’apparaissait donc important de témoigner de la réalité sur le terrain, et de comprendre ce qui pousse ces personnes venues d’ailleurs à s’intéresser à nos régions éloignées.

Rebâtir sa vie au loin

Le soleil n’est pas encore levé lorsque le groupe se rassemble près de l’autocar nolisé pour le voyage. Il est bigarré, composé d’hommes et de femmes de tous âges – y compris la petite Princessa qui accompagne sa mère, Francia – venant de multiples pays. Un point commun : la quasi-totalité parle français, un élément qui a pesé dans la balance lors de la formation de la cohorte par l’organisme INICI.

Je réalise rapidement qu’en vidéo je ne pourrai pas tout montrer, tout raconter. La caméra, ça rebute, ce n’est pas la première fois que je le constate. Mais lorsque je tente de documenter le parcours de gens qui ont fui leur pays en raison de persécutions gouvernementales ou de violence conjugale, les craintes prennent tout leur sens.

L’une des participantes est partie de Montréal avec toutes ses affaires : elle veut se fixer dans le nord du Québec, s’éloigner le plus possible de son mari violent resté dans un autre pays. Elle souhaite recommencer à zéro, loin des distractions de la métropole, pour se concentrer sur sa reconstruction. Lorsqu’on lui apprendra qu’elle a décroché un emploi, des larmes de joie couleront sur ses joues.

L’appel du Nord

Lorsqu’on met les pieds à Chibougamau, après avoir roulé des heures sur la route 167, on se dit d’emblée que la vie de ces immigrants sera bien différente. On a tendance à croire que Montréal est leur eldorado, mais plusieurs des participants avouent rechercher la quiétude d’une petite ville de 7000 habitants.

Ils croient également qu’il sera plus facile pour eux de se développer professionnellement dans un endroit éloigné des grands centres, où les employeurs estiment leur contribution à l’entreprise. Plusieurs ont passé des mois, voire des années, à chercher du travail dans la métropole.

Marie-Laure Konan explique que l’un des défis du programme est de placer des gens hyperqualifiés dans des emplois qui font appel à leur expertise. Dans cette cohorte se trouvent un juge, un journaliste et même des personnes ayant travaillé au sein du gouvernement de leur pays.

Une équipe dévouée

Partir trois jours sur la route avec 25 personnes qu’on n’a jamais rencontrées, c’est déstabilisant. Ce sont aussi de grosses journées de travail, où on veut tout voir, ne rien manquer. Notre vidéaste, Guillaume Levasseur, laissait tourner la caméra en permanence pour capter chaque moment qui pourrait humaniser le parcours de demandeurs d’asile dont les histoires se perdent souvent dans les statistiques.

Mais nous, on ne fait que raconter des histoires. Ceux qui changent des vies, ce sont les employés d’INICI et l’équipe d’Attraction Baie-James (y compris celui qui était alors son directeur, Hamilton Cidade) qui ont organisé la rencontre entre les participants et les employeurs. Par la suite, ils ont aussi accompagné ceux qui voulaient rester et se trouver un chez-soi dans la ville. La crise du logement sévit aussi à Chibougamau.

Au moment de reprendre la route, 19 des 22 candidats avaient réussi à trouver du travail. Au microphone, quelques minutes avant le retour à Montréal, Marie-Laure Konan disait toujours croire en un taux de placement de 100 %. Évidemment, ceux qui ont reçu une offre d’emploi n’ont pas tous déménagé, mais certains oui, dans l’espoir d’une vie meilleure — et d’une régularisation de leur dossier auprès des différents ministères.

J’ai reparlé à Marie-Laure Konan il y a quelques semaines, alors qu’elle cherchait des endroits où pourrait postuler une femme qu’elle accompagne, et qui est journaliste de formation. Elle m’a raconté qu’à la suite de la diffusion du reportage, plusieurs régions l’avaient contactée. Son équipe est donc repartie sur la route vers Montmagny et Rivière-du-Loup, et mettra le cap sur le Saguenay–Lac-Saint-Jean en 2026. On pourra dire qu’on était là aux balbutiements d’un projet.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway