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Absente de sa dot, le 3 octobre, à Douala, Emilienne N. a pourtant frappé à la porte de son prétendant le 13. L’institutrice de 33 ans, attendue en vain par la famille de Joël S., assure qu’elle est toujours prête à l’épouser. Elle s’est présentée vers 16h à la Cité des palmiers, sur le seuil d’une concession où l’on se souvenait très bien d’elle. L’accueil a été poli. Rien de plus.
Une visite qui n’a duré qu’un moment
Le 3 octobre, la famille de Joël S., comptable-matières de 39 ans, avait attendu en vain l’institutrice pour la cérémonie de dot. Elle était retenue par son ex, selon les informations obtenues par Cameroon Tribune. Dix jours plus tard, elle renoue le contact.
Sur la véranda de la concession, à la Cité des palmiers (Douala V), il y avait du monde. Les salutations lui ont été rendues, mais ça s’est arrêté là. Emilienne a demandé à sa « belle-mère » si elles pouvaient parler à part. La concernée n’a rien dit, apparemment accaparée par son téléphone.
Elle a alors tenté sa chance auprès des sœurs de Joël. Sans succès. Personne ne la « gère », selon l’expression familière.
Toutes les personnes présentes savaient ce qui s’était passé le 3 octobre. Alors Emilienne s’est assise par terre et a fondu en larmes. Elle se morigène, se maudit d’être repartie vers Gaspard, son ex. Les pleurs ont attiré des voisins. Le tableau pourrait faire penser à une veuve subite, ravagée par le chagrin. Sauf que, parmi les voisins, l’histoire de l’ex « kidnappeur » est connue.
Elle a poursuivi ses lamentations : elle ne sait pas ce qui l’a prise, et elle veut toujours son homme.
À un moment, une des sœurs a appelé Joël et mis le téléphone sur haut-parleur : « Voici celle qui nous a humiliés la fois dernière. Elle dit qu’elle vient te chercher. » Sa réponse est tombée net : « La page est tournée. » Pas de retour en arrière.
Quand le quartier s’en mêle
Joël, d’ailleurs, a déjà vendu ce qu’il avait acheté pour la dot. On se souvient des deux gros porcs.
Franchement, la scène devait avoir son poids : une femme en larmes sur une véranda, un téléphone en haut-parleur, des voisins qui ne perdent pas une miette. Ces histoires de dot manquée font vite le tour d’un bloc. Difficile de ne pas y voir un feuilleton de quartier.
Le chef de bloc, vu l’attroupement, a appelé les forces de l’ordre. Les policiers, au fait de l’affaire dont l’épisode 1 leur avait été signalé dans leur main courante, ont invité Emilienne à quitter les lieux. Ce qu’elle a fait.
On ne sait pas ce qu’elle compte faire maintenant.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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