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Les travaux de ce nouvel axe Toulouse-Castres avaient été interrompus le 27 février 2025 par un jugement du tribunal administratif de Toulouse. Le chantier a ensuite été autorisé à reprendre fin mai.
L’État français a dédommagé le concessionnaire de la future autoroute A69 à hauteur de 79 millions d’euros après la longue interruption du chantier en 2025, a-t-on appris mardi auprès du ministère des Transports. Les travaux de ce nouvel axe Toulouse-Castres avaient été interrompus le 27 février 2025 par un jugement du tribunal administratif de Toulouse qui avait annulé l'autorisation environnementale accordée à ce projet objet, depuis le début du chantier, d'une vive contestation de la part des associations de défense de l'environnement. Le chantier a ensuite été autorisé à reprendre fin mai, à la suite d'une première décision provisoire de la cour administrative d'appel de Toulouse qui a finalement validé au fond le 30 décembre l'autorisation environnementale. Le Conseil d'État est désormais saisi du dossier.
Une interruption qui a «bouleversé l’équilibre économique du contrat»
L'interruption intervenue entre février et mai a «bouleversé l'équilibre économique du contrat» passé entre l'État et le concessionnaire Atosca, a expliqué une source ministérielle, confirmant le versement d'une indemnisation à Atosca, révélé par le média d'investigation Mediacités. Ce bouleversement a rendu nécessaire une négociation au terme de laquelle un dédommagement a été arrêté, autour de 79 millions d'euros, selon la même source, un montant «quasiment divisé par deux par rapport aux demandes initiales» d'Atosca, a-t-elle précisé. «Cela permet de venir prendre en charge les surcoûts qui s'imposent à l'entreprise, au concessionnaire, et n'étaient pas prévus dans le contrat initial, à cause de l'arrêt du chantier», a détaillé la source ministérielle.
Le ministère des Transports, qui «déplore» cette situation, note qu'elle «est le résultat des recours judiciaires qu'il y a eu contre ce chantier qui était déjà très engagé» et d'une «quasi-obstruction judiciaire par les opposants». Ces quelque 80 millions de «surcoûts» viennent «renchérir» le budget total, qui était estimé entre 400 et 500 millions d'euros, a ajouté le ministère. «L'État est un larbin servile qui se couche devant NGE-Atosca et les forceurs de l'A69», a fustigé le collectif d'opposants La voie est libre, dénonçant un «système organisé pour offrir à un groupe privé son autoroute sur fonds publics».


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