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Par Antoine Sillières, Le Figaro Lyon
Publié le 23/09/2026 à 11h13, mis à jour le 23/09/2026 à 11h28
Le maire LFI de Vénissieux (Rhône) entendait célébrer le premier anniversaire de la reconnaissance de l’État de Palestine par la France.
Deux drapeaux palestiniens alterant avec deux drapeaux français sur le fronton de l’hôtel de ville. Le maire insoumis de Vénissieux, Idir Boumertit, s’est mis en scène hissant lui-même les bannières ce mardi pour célébrer le premier anniversaire de la reconnaissance de l’État de Palestine par Paris. Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, l’édile se met en scène au son de la chanson «Leve Palestina», populaire dans les milieux propalestiniens. «Le fronton de la Mairie de Vénissieux aux couleurs de la Palestine et de la France», écrit-il en légende de son post.
Cette prise de position sur le fronton municipal a entraîné un rappel à l’ordre par la préfecture du Rhône qui a pris attache avec le maire dans l’après-midi pour lui demander de retirer les drapeaux palestiniens, «dans un souci de neutralité du service public», indique l’entourage du préfet au Figaro.
Un précédent dans une commune voisine
Les services de l’État envisageaient une saisie du tribunal administratif en cas de refus de l’édile, comme cela avait été le cas dans la commune voisine de Vaulx-en-Velin au début de l’été. La justice avait ordonné au maire, Abdelkader Lahmar (LFI), de retirer ce drapeau sous peine d’une astreinte de 100 euros par jour, rappelant ce principe de neutralité. D’abord réticent, le maire avait fini par s’y plier au bout d’une semaine.
Le passage par la case tribunal ne sera pas nécessaire cette fois, Idir Boumertit ayant rapidement retiré les drapeaux palestiniens, qui ne flottaient déjà plus sur l’hôtel de ville de Vénissieux ce mercredi matin.


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