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La ville de Québec serait-elle en train de devenir la plaque tournante du volleyball canadien? À l’aube d’une semaine de compétition de la Ligue des nations au Centre Vidéotron, les joueuses de l’équipe nationale s’attendent à une atmosphère qu'elles n'ont jamais vécue ailleurs au pays.
Je pense que, ici en particulier, les gens sont vraiment friands de volleyball, explique la passeuse Brie Fransen à la veille du premier match du tournoi de son équipe face à l’Allemagne.
Joueuse de longue date au sein de la formation canadienne, Brie Fransen a vécu les championnats continentaux NORCECA présentés au PEPS de l’Université Laval en 2023. L’énergie de la foule l’avait alors impressionnée, mais ce n'est rien comparativement à ce qu’a vécu l’équipe masculine lors des matchs de la Ligue des nations présentés en juin 2025 au Centre Vidéotron.

Le match France-Canada de la Ligue des nations avait forcé les organisateurs à ouvrir des sections de gradins supplémentaires en juin 2025 au Centre Vidéotron. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Un record de foule nord-américain de la LNV avait alors été battu avec plus de 12 000 spectateurs dans les gradins pour un match entre la France et le Canada.
C’était incroyable. C’est la première chose à laquelle j’ai pensé quand j’ai su qu’on jouait ici cette année, admet Fransen, qui espère que l'équipe féminine obtiendra le même appui.
C’est le genre d'atmosphère que nous vivons à l’international en tant qu’équipe adverse, mais c’est tellement spécial d'en faire l’expérience à la maison. Ça fait une énorme différence.
Du jeu encore plus spectaculaire
Ce genre de déclaration sonne comme de la musique aux oreilles de Gilles Lépine. Président du comité organisateur de la LNV à Québec, l’ancien responsable du programme du Rouge et Or travaille activement pour que le Centre Vidéotron accueille des matchs de la phase préliminaire des Mondiaux de volleyball féminin en 2027.
Les choses s'annoncent très bien à cet égard, chuchote-t-on en coulisses, mais un autre succès de foule cette semaine, pour les femmes cette fois-ci, ne ferait certainement pas de tort.

Les joueuses canadiennes Brie Fransen, Kiera Van Ryk, Anna Smrek et Abby Guezen ont rencontré de jeunes étudiants athlètes de Québec mardi lors d'une séance de questions-réponses au Centre Vidéotron.
Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère
Le volleyball féminin n’est pas un sous-produit du volleyball masculin. C’est spectaculaire, notamment avec les échanges qui sont plus longs. Dans le monde, les villes se chicanent plus pour avoir les filles que les gars, note Lépine.
À Québec, la vente de billets n’est pas tout à fait à la hauteur de celle de l’an dernier pour le moment, mais le président du comité organisateur se dit tout de même encouragé.
Une qualification olympique dans la mire
Comme c’était le cas du côté masculin l'an dernier, Québec accueille cette semaine 6 des 18 équipes participant à la Ligue des nations. En plus du Canada (12e au monde), les équipes de l’Allemagne (10e), des États-Unis (7e), de la France (13e), de l’Ukraine (16e) et du Japon (5e) sont aussi en ville.

Plus de 2000 spectateurs ont assisté à une victoire du Canada face au Japon dans un match hors-concours lundi soir au PEPS de l'Université Laval.
Photo : Louis Charland / Rouge et Or
Deux autres semaines de phases de groupe seront ensuite tenues ailleurs dans le monde, puis les huit meilleures équipes au classement général accéderont aux phases finales.
Au-delà du grand prix d’un million de dollars remis à l’équipe gagnante, c’est surtout de l’expérience de match que souhaitent emmagasiner les différentes formations nationales à l’aube du processus de qualification olympique.
Les Canadiennes, qui avaient manqué les Jeux de Paris par une victoire en 2024, pourraient assurer leur place à Los Angeles dès la fin août au championnat continental NORCECA.
Pour ce faire, l’unifolié mise sur de jeunes talents comme Abby Guezen et la géante de 2 m 05 Anna Smrek, mais également sur le retour des attaquantes vedettes Kiera Van Ryk et Alexa Gray, qui avaient fait l’impasse sur la saison dernière.
Le noyau de l’équipe a traversé quelques années décevantes où nous avons perdu des matchs importants, mais je pense que nous en ressortons plus fortes aujourd’hui. En ajoutant l’énergie et l’athlétisme des plus jeunes, ça devrait donner quelque chose de très excitant cet été, prédit Van Ryk.
Notons qu’aucune joueuse québécoise ne fait partie de l’équipe nationale cette saison.


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