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Publié le 02/04/2026 20:37 Mis à jour le 02/04/2026 22:46
Temps de lecture : 2min - vidéo : 2min
L'inquiétude grandit autour des intérêts américains en France. Après Bank of America, Goldman Sachs serait visée par un groupe iranien. Le siège parisien de l’établissement a été placé sous surveillance policière, jeudi 2 avril, après des menaces d'attaques à l’explosif.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
À Paris, des banques américaines sont en alerte maximale, jeudi 2 avril. Chez Goldman Sachs, les vigiles ont été alertés en pleine nuit. Les autorités américaines redoutent qu'un groupe pro-iranien prenne le bâtiment pour cible. Dans la matinée, devant la banque, près des Champs-Élysées, les salariés ont refusé de s'exprimer. Face au risque, un autre établissement financier américain a choisi de mettre ses salariés en télétravail pour au moins deux jours. "Les employés de Paris travaillent à distance par mesure de précaution. [...] Pendant ce temps, nous assurons la continuité de nos activités", a fait savoir le CITYGROUP.
Les menaces interviennent sur fond de guerre en Iran. Pour le Premier ministre, le risque est bien présent. "Il y a une réalité : c'est que ce conflit au Moyen-Orient peut avoir un effet direct en matière de terrorisme sur le territoire national", a déclaré Sébastien Lecornu. Dans ce contexte de menaces accrues, on en sait davantage sur l'organisation du commando qui projetait d'attaquer un autre établissement américain, la Bank of America.
Le commanditaire n'a pas encore été identifié
À sa tête, un commanditaire, encore non identifié, a contacté via les réseaux sociaux, un homme de 22 ans condamné pour trafic de drogue. Le recruteur est alors chargé de confectionner la bombe. Dans son quartier de Montreuil (Seine-Saint-Denis), il fait appel à trois mineurs qui ont déjà fait des livraisons de drogue pour lui. Le recruteur aurait payé à deux d'entre eux une course en VTC pour aller poser la bombe à Paris. Mais en garde à vue, les mineurs se confient, et assurent avoir été manipulés. Ils étaient censés agir, disent-ils, dans le cadre d'une vengeance et viser le domicile d'une femme infidèle.
Un mobile bien éloigné de la guerre en Iran, insiste Me Léa Dordilly, l'avocate de l'un d'eux : "Il n'y a pas de lien entre ce mineur de 16 ans, qui n'a pas d'antécédent judiciaire, qui n'a aucun ancrage idéologique et une entreprise terroriste, et aucune volonté terroriste qui l'anime." Quatre personnes sont incarcérées dans l'affaire, confiée au service antiterroriste.


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