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900 policiers ont été déployés du nord au sud de la cité phocéenne, essentiellement dans des quartiers tombés sous la coupe de l’organisation criminelle de la DZ Mafia. Plus de 70 personnes ont déjà été interpellées.
Passer la publicité Passer la publicitéLa lutte contre le narcotrafic ne s’estompe jamais à Marseille. Ce mardi après-midi, le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, annonce que 900 policiers sont actuellement déployés partout dans la deuxième ville de France dans le cadre de plusieurs opérations simultanées visant à « pilonner » les points de deal et toucher les narcotrafiquants au portefeuille.
Une quinzaine de cités, dont la plupart sont sous la coupe de l’organisation criminelle de la DZ Mafia selon nos informations, sont concernées par ces opérations : Benza, Font-Vert, La Busserine ou encore Le Mail, où le préfet s’est rendu dans la journée pour dévoiler les contours du dispositif. Selon un premier bilan provisoire de la préfecture de police déléguée des Bouches-du-Rhône, 77 personnes avaient déjà été interpellées et plus de 190.000 euros ont été saisis ce mardi soir.
« À Marseille, ce sont tous les jours jusqu’à 300 fonctionnaires de police qui sont engagés sur le pilonnage des points de deal. Il y a aussi des opérations tous azimuts qui engagent tous les services de l’État, comme aujourd’hui où nous nous engageons comme un “service après-vente” de l’opération Octopus », indique Jacques Witkowski en évoquant le récent coup de filet de la gendarmerie contre la DZ Mafia.
Plus de 600 interpellations depuis début 2026
« 900 policiers se sont engagés ce (mardi) matin sur ces opérations, qui se poursuivent aussi par des opérations judiciaires. L’une d’entre elles, confiée à l’Ofast (l’Office anti-stupéfiants, NDLR) a permis l’interpellation et le placement en garde à vue de neuf personnes pour des faits de trafic de stupéfiants. Ce matin, sous l’égide des services de proximité du directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN 13), c’est un trafic de véhicules volés et exportés à destination du Maghreb qui a été démantelé. Et nous avons ces opérations de “service après-vente” qui sont actuellement menées par des CRS », détaille le préfet des Bouches-du-Rhône, un œil tourné en direction des forces de l’ordre qui contrôlaient des commerces de la cité du Mail.
« C’est une opération globale. On ne fait pas simplement du pilonnage des points de deal : il s’agit également de contrôler l’environnement des quartiers, de vérifier s’il n’y a pas du travail dissimulé, de la vente de produits interdits ou du non-respect des conditions d’hygiène », souffle Cédric Esson, directeur interdépartemental de la police nationale des Bouches-du-Rhône. « Nous avons saisi 11 véhicules d’une valeur de 16.000 à 25.000 euros qui servaient à un trafic de stupéfiants ou qui étaient le produit d’un trafic de stupéfiants. On va demander la fermeture du garage dans lequel ces voitures étaient stationnées», confirme l’inspecteur général des services actifs de la police nationale.
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Entre les lignes, les autorités martèlent que la lutte contre le narcotrafic ne s’estompe pas malgré l’incarcération de nombreux narcotrafiquants d’influence. De nombreux réseaux criminels continuent discrètement de fonctionner partout à Marseille ainsi que dans les Bouches-du-Rhône, alors même que deux figures présumées de la DZ Mafia sont actuellement jugées à Aix-en-Provence et que d’autres croupissent dans des cellules de prisons de haute sécurité ouvertes sous l’impulsion de Gérald Darmanin.
« Depuis le début de l’année, les interpellations augmentent. C’est plus de 660 personnes qui ont été placées en garde à vue par les services de police ici même à Marseille. Cela représente entre sept et huit personnes pour des faits de trafic de stupéfiants. L’année dernière, ce sont 1362 personnes qui étaient placées en garde à vue dans ces conditions. Sur trois mois, l’accélération est particulièrement notable », indique Jacques Witkowski, qui rappelle que les points de deal ont été « divisés par deux » ces dernières années dans la deuxième ville de France (181 en 2021, contre 89 fin 2025).
« Nous poursuivons l’effort qui est fait. C’est plus de 500.000 euros de liquidités qui ont été saisis à Marseille dans les poches des trafiquants depuis le début de l’année. C’est du concret : on oppose au trafic la férocité républicaine et nous continuons. Non pas pour faire du spectaculaire mais pour rendre la ville aux habitants », martèle le préfet.


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