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Sport 27/06/2026 09:02
Pour le début des matches à élimination directe dans cette Coupe du monde 2026, les Bleus retrouveront une équipe sur courant alternatif.

MOLLY DARLINGTON / Getty Images via AFP
L’équipe de France retrouvera l’insaisissable Suède en seizièmes de finale de la Coupe du monde
Les Bleus vont donc approfondir leurs connaissances de la Scandinavie. Après sa large victoire (4-1) contre la Norvège, l’équipe de France le sait désormais : elle retrouvera la Suède en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026, mardi 30 juin à 23 heures, au MetLife Stadium de la banlieue de New York.
Le fruit des différents résultats de la nuit, qui ont permis d’écarter les trois ultimes candidats à un duel avec les Bleus : le Paraguay qui héritera de l’Allemagne (le vainqueur affrontera la France ou la Suède en 8e), l’Égypte (qui jouera l’Australie) et la Nouvelle-Zélande finalement éliminée.
Deux années de très hauts… et de très bas
La Suède est une équipe que la France a l’habitude de rencontrer lors de joutes continentales, mais dont elle n’a encore jamais croisé la route lors d’un match avec un tel enjeu. Sans faire offense à la Ligue des Nations, théâtre du dernier affrontement avec au final deux victoires bleues en 2020, ce match à élimination directe en Coupe du monde est d’un tout autre calibre. À la clé, il y a la poursuite d’un rêve de sacre mondial.
Un objectif insensé pour les Blågult, les bleu et jaune, au vu de leurs deux dernières années. Pour rappel, les Suédois se sont qualifiés pour le Mondial malgré des qualifications affreuses (derniers du groupe B avec deux nuls et quatre défaites, loin derrière le Kosovo ou la Slovénie). Mais grâce à un statut protégé du fait de leur parcours en Ligue des Nations, ils ont obtenu un répit. Sur courant alternatif, ils n’ont pas manqué leur chance et se sont brillamment sortis des barrages.
Depuis qu’ils ont atterri en Amérique du Nord pour le Mondial, c’est la même limonade. S’ils ont réussi une entrée parfaite contre la Tunisie (5-1), ils ont immédiatement déchanté face aux Pays-Bas (1-5 ce coup-ci) avant de se quitter bons amis avec les Japonais (1-1). Un bilan mitigé qui illustre bien cette sélection insaisissable, dotée d’excellents éléments offensifs, mais aussi terriblement friable face à l’intensité des grandes équipes.
Des Suédois déjà contents d’être là
Devant, avec l’attaquant d’Arsenal Viktor Gyökeres, celui de Liverpool Alexander Isak et l’ailier de Newcastle Anthony Elanga, le sélectionneur anglais Graham Potter dispose d’armes de premier choix. Surtout quand le milieu de Brighton Yasin Ayari et sa technique viennent se mêler aux offensives.
Mais derrière, et la déroute contre les Néerlandais l’a bien montré, c’est beaucoup plus difficile. Contre les Pays-Bas comme sur l’action magnifique qui a vu le Japon marquer, les défenseurs sont apparus lents, à contre-temps dans leurs interventions, en difficulté dans les petits espaces. À cela, il faut ajouter une incertitude quant à l’identité du gardien titulaire, et un défenseur central de référence, Isak Hien, qui est sorti blessé en poules.
Résultat, Graham Potter l’a assuré dès que son équipe a validé sa participation aux 16es de finale : quel que puisse être l’adversaire, ses joueurs seraient « outsiders » du match. « Peu importe contre qui on tombera, ce sera une grande équipe. C’est la Coupe du monde, c’est le défi qui nous attend », a-t-il expliqué. Avec en plus la volonté de tempérer les espoirs des supporters : « C’est déjà très bien pour nous d’être là. On sera prêts, on se battra, on fera de notre mieux. »
D’autant plus que, a rappelé la légende locale Zlatan Ibrahimovic, « la France est favorite pour gagner la Coupe du monde ». « Je ne vois pas beaucoup d’équipes pouvoir les battre. Ils évoluent à un autre niveau », a déclaré l’ancien joueur du PSG sur Fox Sports.
« Nous sommes simplement reconnaissants pour chaque match que nous pouvons jouer à la Coupe du monde », a corroboré Anthony Elanga, auteur d’un fort joli but pour égaliser contre le Japon et assurer la qualification. Difficile d’imaginer que les Suédois se priveront pour autant d’en disputer un de plus en sortant la France.


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