Sans ce filet rouge anti-chute dans la descente du col de Sarenne, le pôle d’attraction du Tour de France samedi ne serait pas Tadej Pogacar (Team UAE-Emirates) à la veille de remporter son cinquième Tour de France. Ni Richard Carapaz (EF Education-Easy Post) l’échappée qui gagne à l’Alpe d’Huez. Sans ces mailles en plastique, tendues entre deux piquets, Sepp Kuss (Visma-Lease A Bike) aurait basculé dans un précipice de plusieurs dizaines de mètres, et le Tour dans une insondable tragédie.
La vie d’un homme a tenu à ce filet de tennis, qui a retenu sa chute en descente. Le coureur américain a tapé et rebondi dans le cordage. Un mètre plus loin, il n’y avait plus de sécurité, le plongeon était certain. A l’arrivée, le coureur euphémise: «Je m’en suis pas mal sorti». Il parle avec une dent en moins, cassée dans l’étape du Tourmalet. Ce jour-là, il était en train de dévisser son bouchon de bidon avec les incisives, lorsque son pneu avant a percuté un léger obstacle. Le bouchon a éclaté la dent. Mais, samedi, c’était une autre histoire. De catastrophe évitée de peu et de fatigue… Echappé solitaire, Kuss dit avoir «manqué de clairvoyance». Il tombe une première fois dans un tunnel puis manque sa sortie dans le virage de Sarenne, au bord du grand saut. Ce que l’épuisement peut provoquer!


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