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Les habitants de la plus grande ville sud-africaine, minée par une corruption endémique et une gestion calamiteuse, répondent collectivement en organisant des sessions de danse, de lecture, ou en réactivant la vie nocturne.

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LETTRE DE JOHANNESBURG

Lors de l’évènement « The Happening », où la principale rue commerçante du quartier de Melville, à Johannesburg, s’est transformée en scène ouverte, le 28 mars 2026. Lors de l’évènement « The Happening », où la principale rue commerçante du quartier de Melville, à Johannesburg, s’est transformée en scène ouverte, le 28 mars 2026.

Un léger frémissement parcourt l’échine de Johannesburg et de ses six millions d’habitants, ces derniers temps. De l’emblématique tour Ponte City aux artères des banlieues résidentielles, une énergie citoyenne émerge, portée par le désir de surmonter les afflictions dont souffre la ville, des nids-de-poule aux coupures d’eau, en passant par l’insécurité – la capitale économique de l’Afrique du Sud reste l’une des cités les plus dangereuses au monde.

Dans le quartier bohème de Melville, la principale rue commerçante, fermée aux voitures le temps d’un après-midi de mars, s’est ainsi transformée en scène ouverte : des musiciens d’un jour font danser les passants, tandis que des enfants recouvrent le bitume de dessins multicolores à la craie, pour une célébration collective du quartier. Et début avril, c’est l’une des artères du Central Business District, le « CBD », qui a été fermée aux voitures un dimanche pour permettre aux habitants de flâner au soleil, une scène complètement improbable dans une zone souvent évitée à cause de son manque de sécurité.

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