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Par Alice Moreno, envoyée spéciale à Jérusalem
Le 4 avril 2026 à 08h15

REPORTAGE - Les fidèles dénoncent des mesures de sécurité drastiques, imposées en raison de la guerre, qui brisent le statu quo en les empêchant de célébrer Pâques au cœur de la Ville sainte.
Devant la Nouvelle Porte, à l’entrée du quartier chrétien de la Vieille Ville de Jérusalem, deux policiers israéliens procèdent à des contrôles aléatoires. Une scène devenue familière depuis le début de la guerre contre l’Iran, mais qui, en cette période de semaine sainte, prend une résonance particulière. « C’est comme si vous souhaitiez entrer dans votre maison, et vous trouvez la police qui vous demande de montrer patte blanche ». Georges Sahhar, Palestinien chrétien de 60 ans, a grandi à Jérusalem-Est. Engagé auprès de plusieurs organisations de défense des droits de l’homme et de la liberté de culte, il est régulièrement présenté comme l’un des porte-parole de la communauté chrétienne à Jérusalem-Est.
Le même dispositif de sécurité est en place devant l’église du Saint-Sépulcre : deux hommes armés de fusils d’assaut gardent la porte close du lieu le plus sacré de la chrétienté. « Pour moi, c’est déchirant de voir l’église fermée, confie Georges Sahhar, les seules personnes…


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