Autre casting et autre ambiance au nouveau procès de la richissime famille Hinduja, condamnée à de lourdes peines de prison ferme en première instance pour avoir exploité la faiblesse de ses domestiques afin de leur payer un salaire misérable. Fini la bataille tous azimuts, les demandes de récusation et de renvoi en rafale. Plus de fièvre et de photo de thermomètre non plus. Trois des cinq avocats ont changé pour ce second round et la stratégie aussi. Mieux encore: Prakash Hinduja, 81 ans, figure d’un conglomérat industriel indien du même nom pesant plusieurs dizaines de milliards, et son épouse, Kamal, 78 ans, ont daigné comparaître aux côtés de leur fils, leur belle-fille et leur ancien homme de confiance.
Ce que demandent les prévenus à la cour d'appel, c’est une sanction compatible avec un sursis complet. Autant dire que la contrition est proche, même si les faits sont encore très difficiles à admettre. Le père, désormais défendu par Me Yvan Jeanneret, assure ainsi: «Ces employés revenaient chez nous, donc ils étaient satisfaits. Tous ceux qui travaillaient pour nous étaient contents.» Pour preuve de cette bonté, il cite la devise de la fondation Hinduja: «Le service à l’humanité est un service à Dieu». L’octogénaire ajoute: «Si nous avons violé les lois suisses, je le regrette. Mais en toute conscience et selon ma foi, j’ai agi pour le mieux.» De quoi exaspérer le premier procureur Yves Bertossa, toujours aussi remonté dans cette affaire.


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