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Par Sophia Besch et Tara Varma
Le 8 juillet 2026 à 12h47
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TRIBUNE - Les Européens semblent avoir accepté l’idée que l’engagement américain évoluait, analysent les chercheuses Sophia Besch et Tara Varma. Au sommet de l’Otan à Ankara, ils espèrent obtenir davantage de prévisibilité de la part de Washington mais ils risquent d’être déçus, ajoutent-elles.
Passer la publicitéSophia Besch, chercheuse senior pour l’Europe, Carnegie Endowment for International Peace
Tara Varma, directrice de la prospective stratégique, German Marshall Fund
Il y a un an, à La Haye, les dirigeants de l’Otan avaient renvoyé Donald Trump chez lui satisfait. Ils avaient promis de consacrer 5 % de leur PIB à la défense et réaffirmé l’engagement de défense mutuelle de l’article 5. « Daddy » Trump a ainsi revendiqué une victoire que ses prédécesseurs n’avaient jamais su obtenir : les profiteurs allaient enfin payer.
Le marché n’a pas tenu un an. La hausse des dépenses n’a empêché ni les convoitises de Trump sur le Groenland, ni les tentatives de Washington d’entraîner l’Europe dans une guerre avec l’Iran, ni le retrait des forces militaires américaines du continent. Les vieilles recettes européennes ont cessé de fonctionner. La flatterie, l’évitement de tout affrontement, l’accord commercial déséquilibré conclu à Turnberry en 2025 quelques semaines seulement après La Haye, rien…


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