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On en sait un peu plus concernant le réaménagement des effectifs à l’Institut Maurice-Lamontagne (IML) de Mont-Joli. Vingt postes tomberaient sous le couperet, affirme le Syndicat des travailleurs de la santé et de l’environnement (STSE).
Selon son vice-président, Benoit Thibault, 11 des 20 postes touchés sont présentement vacants. Neuf employés de l’IML ont donc reçu une lettre pour les informer que leur poste est retranché, indique M. Thibault.
Ces informations ont également été corroborées par l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), le syndicat qui représente notamment les scientifiques et les chercheurs.
Cinq des employés touchés relèvent de cette instance et les quatre autres sont des travailleurs affiliés au Syndicat des travailleurs de la santé et de l’environnement.
Il n’est pas exclu, selon Benoit Thibault, que les employés touchés puissent être réaffectés à d’autres postes au sein du ministère des Pêches et des Océans (MPO). Ça peut être dans un autre ministère aussi, donc il y a plusieurs possibilités, c'est vraiment en fonction de la personne.
Les gens vont choisir l'option qui leur convient le mieux dans les circonstances, mais oui, il y a un impact économique au bout du compte.

Le vice-président régional pour le Syndicat des travailleurs de la santé et de l'environnement, Benoit Thibault
Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon
M. Thibault ajoute que certains employés pourraient également décider de profiter d'une retraite anticipée, ou encore, toucher une indemnité de départ en quittant la fonction publique fédérale. On peut aussi parler d'un montant d'argent pour des gens qui voudraient retourner aux études, par exemple, indique le vice-président du STSE.
Il ajoute du même souffle que les personnes touchées disposent de 120 jours à partir de la réception de la lettre de l'employeur pour faire connaître leurs intentions.
Incertitude au sein du milieu scientifique
Dans un courriel transmis par son agente de communication, l'IPFPC dit ne pas connaître à ce stade-ci quels postes l'employeur entend couper ni les impacts que cela aura sur la science halieutique et sur la communauté.
Chaque poste coupé est une importante perte de connaissances pour le monde scientifique et la protection marine, le maillage et les échanges avec la communauté scientifique des régions touchées, peut-on également lire dans la missive.
Benoit Thibault du STSE craint également une perte d'expertise. Il espère que les employés qui opteront pour une retraite anticipée auront l'occasion de passer le flambeau avant de partir.

Les deux syndicats qui représentent les employés de l'Institut Maurice-Lamontagne ne divulguent pas les corps de métier touchés par les abolitions de postes.
Photo : Photo : Gracieuseté de Pêches et Océans Canada
Il n’a pas été possible jusqu’à maintenant d’obtenir davantage d’informations de la part du MPO.
En janvier dernier, certains employés de l’Institut Maurice-Lamontagne avaient reçu un avis les informant que le MPO procédait à un réaménagement des effectifs, ce qui a créé une vague d’incertitude chez les travailleurs.
Selon le Syndicat des travailleurs de la santé et de l’environnement, 500 personnes travaillent à l’Institut Maurice-Lamontagne.


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