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DÉCRYPTAGE - Le ministre de l’Intérieur est sous le feu croisé des oppositions, même si le chef de l’État a refusé sa démission après les violences urbaines du week-end dernier.
Les premiers commerces n’avaient pas encore été pillés, samedi dernier, qu’il fut le premier membre du gouvernement à être mis en cause. Contre Laurent Nuñez, les flèches sont d’abord venues de Marseille et de son maire, Benoît Payan, surpris par le faible dispositif sécuritaire destiné à encadrer une journée de contestation qui est allée de mal en pis dans tout le pays.
Tout juste un an après avoir pris les commandes du ministère de l’Intérieur, l’Élysée a été contraint de faire savoir dès la fin du week-end qu’Emmanuel Macron avait refusé la démission de cet ancien préfet réputé. Une façon de faire un temps retomber la pression sur un des hommes clés de l’exécutif. « Qu’est-ce que (sa démission) aurait changé ? Laurent Nuñez est un des meilleurs spécialistes que l’on a jamais connu en matière de sécurité. C’est la faillite politique du président de la République », l’a défendu mercredi sur LCI Manuel Valls, un ancien titulaire du poste.


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