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13 jours après sa rocambolesque évasion de la prison de Villepinte, Ilyas Kherbouch dit «Ganito», a été arrêté dans le sud de la France

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Le jeune Franco-marocain âgé de 21 ans s’était évadé le 7 mars avec l’aide de faux policiers qui étaient venus l’extraire de la maison d’arrêt de Villepinte.

Ilyas Kherbouch, alias «Ganito», détenu qui s’est évadé samedi 7 mars de la prison de Villepinte (Seine-Saint-Denis), a été arrêté vendredi soir à Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales) par les effectifs de la BRI des Pyrénées-Orientales et de l’Hérault, avec également la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF), a-t-on appris ce vendredi soir auprès du parquet et de source proche du dossier, confirmant une information de RTL.

Son interpellation s’est déroulée «sans incident. (...) Félicitations à nos forces !», s’est réjoui le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez sur le réseau social X. Sa cavale a pris fin le jour de son anniversaire: «Ganito» était, jusqu’à maintenant, connu de la justice pour de multiples faits de vols aggravés, emprisonné pour purger quatre peines et placé en détention provisoire comme suspect dans deux autres affaires.

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Des dossiers au retentissement médiatique. Il a été mis en examen en novembre 2025, soupçonné d’avoir commandité le cambriolage violent au domicile du gardien du PSG Gianluigi Donnarumma, explique une source proche du dossier. Il est aussi accusé d’avoir menacé une petite main mise en cause dans ce dossier, qui s’est suicidée en prison, d’après deux autres sources proches du dossier. Pourtant, pour son évasion, nulle violence.

Trois personnes se sont présentées à la maison d’arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis) le 7 mars, en plein après-midi. Deux se sont fait passer pour des policiers, avait relaté le parquet de Paris, venus chercher un détenu pour l’extraire en garde à vue.

«Entrer dans la légende»

Le détenu est donc sorti de prison en toute tranquillité. Le personnel pénitentiaire s’est inquiété de son absence seulement 48 heures après, la durée maximale d’une garde à vue. «Je ne cherche en aucun cas à excuser ce qu’il a fait (...) mais la France a besoin de comprendre qu’il n’a jamais connu la liberté adolescent et qu’il n’était pas sûr de la connaître adulte. Ce besoin d’être libre, de tout être humain, a été plus fort», avait réagi auprès de l’AFP son avocate May Sarah Vogelhut. Depuis l’âge de 14 ans, le jeune homme a été «un mois et demi» en liberté, avait-elle comptabilisé.

Quand on parle à ceux qui le connaissent, ils le décrivent aussi comme un jeune homme d’une «grande impulsivité». Et «d’un sacré ego, qui a grandi derrière les barreaux». «Avec cette évasion, il a voulu marquer l’histoire, entrer dans la légende», avait avancé auprès de l’AFP une personne de son entourage. Son évasion a engendré l’ouverture d’une information judiciaire à Paris. Deux hommes, dont un mineur, ont été mis en examen le 11 mars.

Le majeur, né en 1998 et résidant à Toulon, est soupçonné de s’être fait passer pour un policier. Interrogé en garde à vue, il n’a pas répondu sur les faits, selon une quatrième source proche du dossier. Dans le détail, il a été mis en examen pour évasion en bande organisée et association de malfaiteurs, a appris l’AFP de source proche du dossier. Le juge d’instruction le poursuit aussi pour corruption active et faux et usage de faux en écriture publique, ce qui laisse peser l’ombre de la corruption sur cette évasion.

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Ces premières interpellations avaient eu lieu fortuitement, avant même que l’administration pénitentiaire ne se rende compte de l’évasion. Le 8 mars, des équipes de la BAC ont procédé au contrôle d’un véhicule Peugeot et découvert, dans un sac, «un gyrophare, des brassards police, des menottes, une perruque blonde, deux fausses cartes de police», selon une source policière. Sur ces fausses cartes de police, deux photos: celle du conducteur de la Peugeot, mais aussi d’une jeune femme «portant une perruque blonde». Les enquêteurs soupçonnent que ces fausses cartes de police aient été utilisées par les complices présumés d’Ilyas Kherbouch.

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