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Le jeûne intermittent, et plus particulièrement la méthode 16:8 qui consiste à concentrer ses repas sur une fenêtre de huit heures par jour, est devenu l'une des stratégies les plus populaires pour perdre du poids. Si plusieurs études ont déjà montré son efficacité à court terme, une question reste en suspens : les kilos perdus reviennent-ils une fois l'intervention terminée ? Une nouvelle étude espagnole, publiée dans la revue Clinical Nutrition, apporte des résultats encourageants. Selon les chercheurs, trois mois de jeûne intermittent pourraient permettre de maintenir une perte de poids significative jusqu'à un an après la fin du programme chez des adultes en surpoids ou obèses.
Une perte de poids qui perdure un an après
Les chercheurs de l'Université de Grenade ont suivi 99 adultes en surpoids ou obèses, dont près de la moitié étaient des femmes. Pendant 12 semaines, tous les participants ont reçu des conseils pour adopter un régime méditerranéen, mais seuls certains pratiquaient le jeûne intermittent en limitant leurs repas à une fenêtre de huit heures.
Cette fenêtre pouvait être placée tôt dans la journée (avant 10 heures), plus tard (après 13 heures) ou être choisie librement par les participants. Un quatrième groupe témoin conservait ses habitudes alimentaires habituelles.
Douze mois après la fin de l'intervention, les participants ayant pratiqué le jeûne intermittent précoce ou tardif avaient conservé une perte de poids significativement plus importante que le groupe témoin. Ceux qui mangeaient plus tôt dans la journée présentaient également une réduction plus marquée de leur masse grasse.
« Jusqu'à présent, même si nous savions que le jeûne intermittent favorise une perte de poids modeste à court terme, nous ignorions si ses effets se maintenaient dans le temps. En réévaluant les participants douze mois après la fin de l'intervention, nous avons montré que ces bénéfices persistent », explique la Dre Alba Camacho-Cardeñosa, première auteure de l'étude.
Autre constat intéressant : près d'un participant sur trois a continué spontanément le jeûne intermittent après la fin de l'étude, signe que cette approche semble relativement facile à intégrer dans le quotidien.
Une étude qui complète les connaissances actuelles
Ces résultats ne signifient pas que le jeûne intermittent est plus efficace que tous les autres régimes pour perdre du poids.
Une vaste méta-analyse publiée en 2025 dans BMJ, regroupant près d'une centaine d'essais cliniques, conclut que cette stratégie favorise bien la perte de poids par rapport à l'absence d'intervention, mais qu'elle n'est généralement pas supérieure à une restriction calorique classique. Son principal avantage pourrait être d'être plus simple à suivre pour certaines personnes.
L'intérêt de cette nouvelle étude est donc ailleurs : elle montre que les bénéfices obtenus après seulement douze semaines peuvent encore être observés un an plus tard, un aspect encore peu documenté dans la littérature scientifique.
Pour les auteurs, cette flexibilité constitue également un atout. « Le fait que le jeûne précoce comme le jeûne tardif soient tous deux efficaces offre aux patients la possibilité de choisir les horaires qui s'adaptent le mieux à leur mode de vie, ce qui pourrait améliorer l'adhésion au traitement de l'obésité », soulignent-ils.
Plus qu'une méthode miracle, le jeûne intermittent semble surtout offrir une façon différente d'organiser ses repas. Si cette approche vous convient, elle pourrait vous aider à maintenir vos résultats sur le long terme.


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