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Cinéphiles de Baie-Comeau, à vos sièges et à votre maïs soufflé : le festival Cinoche dévoile jeudi la programmation de sa 37e édition. Entre le 15 et le 25 janvier, les festivaliers pourront choisir parmi 37 longs et courts métrages, documentaires et films familiaux venant de 19 pays.
Cette année, l'événement fait notamment la part belle à des films plus expérimentaux. Le directeur de la programmation et du jury de Cinoche, Alain Pinel, prend ce virage pour répondre à la demande du public. C’est une demande qui a été faite, qu’on ose aller un peu moins dans le cinéma mainstream. Donc, c’est un essai qu’on va tenter cette année, exprime-t-il.
Toujours guidé par une thématique, le responsable met cette année la quête d'identité sous les projecteurs – la quête d'identité tant personnelle que communautaire, l’identité sexuelle, la place de l'homme face à la machine et à l'intelligence artificielle, entre autres, précise Alain Pinel.

Le public pourra voir les 37 films proposés par le festival entre le 15 et le 25 janvier.
Photo : Radio-Canada / Nazdar Roy
Son film coup de cœur de la programmation, La venue de l'avenir de Cédric Klapisch, correspond d’ailleurs à ce thème, tout comme Valeur sentimentale de Joachim Trier et Le train de Marie Brassard, par exemple.
En comptant ce dernier titre, 6 films québécois se glissent d’ailleurs dans la liste des 24 films en compétition pour les prix Outardes du festival.
Films québécois en compétition à Cinoche en 2026
- Anna Kiri, de Francis Bordeleau
- La mort n'existe pas, de Félix Dufour-Laperrière
- Le temps, de François Delisle
- Le train, de Marie Brassard
- Mille secrets mille dangers, de Philippe Falardeau
- On sera heureux, de Léa Pool
Des films, mais plus encore
Bien que la Côte-Nord ne soit pas représentée dans cette sélection, un projet de la région sera projeté en marge du festival. Il s’agit de Vastes vestiges de l’artiste nord-côtière Catherine Arsenault, dont l’avant-première se tiendra à l’Ouvre-Boîte culturel le 24 janvier.
Des activités parallèles animeront également les semaines du festival, comme des rencontres avec des acteurs – notamment le président d’honneur Maxime de Cotret, qui joue dans Anna Kiri –, des causeries et des matinées familiales renouvelées.
On voulait, depuis quelques années, pour ce qui est des matinées familiales, offrir aussi un film grand public. Ce sera chose faite cette année, souligne la coordonnatrice de Cinoche, Mélissa Marcil.

L'équipe de Cinoche souhaite développer le festival, en cherchant même à faire vivre l'événement à d’autres moments de l’année.
Photo : Radio-Canada / Nazdar Roy
Remplir les sièges
Après une hausse de participation de 30 % l’an dernier, son équipe et elle espèrent attirer toujours plus de mordus pour cette 37e édition, sans toutefois viser la même croissance que l’an dernier.
À l’ère des plateformes de diffusion en continu, l’attraction du public demeure au cœur des priorités du festival. On est vraiment dans la bataille avec les plateformes, parce qu’il y a déjà des films de la programmation qui [s’y] trouvent, met en lumière Mélissa Marcil.
C’est un défi pour les festivals, surtout les festivals de région, où c’est plus dur d’avoir des primeurs.
Dans les projets du festival, l’équipe souhaite mettre l’accent sur ce qui rend l’expérience en salle unique, en cherchant même à faire vivre Cinoche à d’autres moments de l’année que durant les deux semaines traditionnelles de janvier.


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